Qualiopi V10 : ce qui change au 1er novembre 2026
Certification Qualiopi V10 : découvrez les changements au 1er novembre 2026 et l’accompagnement EasyAdmin pour préparer votre audit.
EASY ADMINQUALIOPI
10/9/20267 min read
À partir du 1er novembre 2026, les audits Qualiopi devront prendre en compte la nouvelle version du référentiel. La certification Qualiopi reste basée sur 7 critères, mais certaines exigences sont renforcées. L’objectif ? Vérifier plus concrètement la conformité et la réalité des pratiques des organismes de formation. Communication, résultats, distanciel, sous-traitance, prévention des violences, analyse des risques… Découvrez avec EasyAdmin les principaux changements à anticiper pour être prêt.


Qualiopi V10 : ce qu’il faut retenir avant le 1er novembre 2026
Qui est concerné par la nouvelle version du référentiel ?
La nouvelle version du référentiel Qualiopi concerne les organismes déjà certifiés, mais aussi ceux qui souhaitent obtenir leur certification. Elle s’applique aux organismes de formation, aux prestataires de bilans de compétences et de VAE, ainsi qu’aux CFA, selon leur activité.
À partir du 1er novembre 2026, tous les audits initiaux, de surveillance et de renouvellement seront réalisés selon les nouvelles exigences.
La V10 concerne également toutes les modalités de formation. Présentiel, distanciel, blended learning ou FOAD sont concernés. La sous-traitance entre aussi dans le champ des évolutions.
L’objectif est de vérifier que les pratiques annoncées par l’organisme sont bien mises en œuvre et peuvent être facilement démontrées lors de l’audit.
De 32 à 33 indicateurs : ce qui évolue
La V10 du référentiel Qualiopi conserve la même structure générale, avec ses 7 critères. Elle introduit toutefois un nouvel indicateur, portant le total à 33.
Cette évolution traduit surtout une volonté de mieux suivre la qualité des formations.
Les organismes devront notamment être en mesure de recueillir et d’exploiter les retours des apprenants sur les enseignements dispensés.
Les principales évolutions de la certification Qualiopi en 2026
Communication : des informations désormais contrôlées sur leur véracité
Avec Qualiopi V10, l’organisme de formation doit veiller à ce que toutes les informations communiquées soient exactes, claires et loyales. Cela concerne notamment les financements, les conditions d’accès, les débouchés ou encore les droits de poursuite d’études.
Le site internet, les programmes, les plaquettes et les fiches CPF sont concernés.
Pour éviter les erreurs, il est recommandé de prévoir une vérification régulière des supports et une check-list de conformité.
Indicateurs de résultats : justifier la méthode de calcul
Les indicateurs de résultats doivent désormais être présentés de façon claire et transparente.
Taux de réussite, satisfaction, insertion ou encore abandon : l’organisme doit pouvoir expliquer comment chaque donnée est calculée et à quelle fréquence elle est mise à jour.
Les résultats communiqués au public doivent également rester cohérents avec ceux suivis en interne.
Distanciel : davantage de preuves pour démontrer le suivi des apprenants
Avec la V10 le suivi des formations à distance doit être davantage documenté. L’organisme doit pouvoir montrer que les apprenants sont réellement accompagnés tout au long de leur parcours.
Pour cela, il est important de conserver des preuves concrètes, comme :
les traces de connexion ;
les échanges avec les formateurs ou les tuteurs ;
les travaux et productions des apprenants ;
les évaluations réalisées ;
les éléments liés au tutorat et à l’accompagnement.
Les procédures FOAD doivent également être mises à jour. Les consignes données aux formateurs et aux apprenants doivent être claires. Et les différentes preuves doivent être conservées dans un espace sécurisé et facilement accessible en cas d’audit.
Sous-traitance : un encadrement renforcé
Avec Qualiopi V10, les contrats de sous-traitance doivent préciser davantage les obligations de chaque partie en matière de qualité. Ils doivent notamment lister les indicateurs du référentiel à la charge du sous-traitant (indicateurs 4, 6, 8, etc.) et définir les documents à transmettre au donneur d’ordre : feuilles de présence, analyse des besoins des apprenants, synthèses de formation ou encore évaluations.
Le contrat doit également prévoir une obligation d’information du donneur d’ordre en cas de réclamation ou d’incident, ainsi qu’un droit d’audit lui permettant de vérifier la conformité des prestations réalisées.
En parallèle, l’organisme doit assurer la traçabilité des actions sous-traitées, conserver les justificatifs nécessaires et vérifier la cohérence entre les prestations réalisées et les informations transmises aux financeurs.
À retenir : les contrats existants devront être adaptés aux nouvelles exigences. Un avenant devra être signé à compter du 1er novembre 2026 pour formaliser ces évolutions.
Prévention des violences, du harcèlement et des discriminations
Les organismes doivent désormais mieux encadrer la prévention et le traitement des situations de harcèlement, de discrimination ou de violences sexistes et sexuelles.
Des procédures claires doivent être prévues pour signaler et traiter ces situations. La désignation d’un référent doit également être prévue afin d’orienter les personnes concernées et de faciliter le traitement des signalements.
Les équipes doivent être sensibilisées et les bénéficiaires informés des dispositifs existants.


Analyse des risques et amélioration continue : les nouvelles attentes
Une analyse des risques désormais intégrée à la démarche qualité
Avec la V10, l’analyse des risques prend une place plus importante dans la démarche qualité. L’organisme doit identifier les situations qui peuvent affecter la qualité de ses formations. Cela peut concerner la pédagogie, le distanciel, la sous-traitance, le handicap ou encore la conformité.
Une cartographie des risques permet de les recenser et de les hiérarchiser. Elle peut notamment préciser leur probabilité, leur gravité et les actions prévues pour les maîtriser. Ces éléments doivent ensuite alimenter le plan d’amélioration continue et les revues de direction.
Évaluer les enseignements, et pas seulement la satisfaction
Avec l’indicateur 33, qui concerne notamment les CFA et l’évaluation des enseignements par les apprentis, les organismes de formation doivent mettre en place une évaluation spécifique des enseignements par les apprenants.
Cette évaluation est à distinguer de l’enquête de satisfaction générale. Elle doit permettre de recueillir des retours sur la qualité des enseignements et leur déroulement.
Les résultats doivent ensuite être analysés et servir à mettre en place des actions d’amélioration.
CFA : quelles obligations supplémentaires avec Qualiopi V10 ?
Conseil de perfectionnement et évaluation des enseignements
Pour les CFA, la V10 renforce également le rôle du conseil de perfectionnement. Celui-ci doit réunir les différents acteurs concernés, notamment les apprentis, les formateurs et les entreprises.
Sa composition et son fonctionnement doivent être clairement définis et suivis.
Les apprentis doivent aussi pouvoir évaluer spécifiquement les enseignements reçus. Ces retours doivent ensuite être analysés et utilisés pour améliorer les formations.
Les CFA devront enfin rester attentifs aux seuils et aux modalités précisés par les textes d’application.


Comment préparer son organisme de formation à Qualiopi V10 ?
Faire un diagnostic V9/V10
Avant de modifier vos procédures, commencez par faire un état des lieux. Comparez vos pratiques actuelles avec les nouvelles exigences de Qualiopi V10. Cela vous permettra de voir ce qui est déjà conforme et de repérer les points à revoir.
Vous pourrez ensuite prioriser les actions à mener, en commençant par celles qui présentent le plus de risques pour votre prochain audit.
Mettre à jour les procédures et les preuves
Pour avancer étape par étape, voici une check-list des principaux points à vérifier avant votre prochain audit :
☐ Supports de communication : vérifier et actualiser les informations diffusées.
☐ Indicateurs de résultats : formaliser leur méthode de calcul et leur mise à jour.
☐ Distanciel : s’assurer que les preuves de suivi des apprenants sont bien conservées.
☐ Sous-traitance : mettre à jour les contrats et centraliser les justificatifs.
☐ Analyse des risques : construire une cartographie et définir les actions à mettre en place.
☐ Évaluation des enseignements : prévoir un dispositif dédié et exploiter les résultats.
☐ Apprentissage : adapter les procédures et le conseil de perfectionnement si votre organisme est concerné.
EasyAdmin vous accompagne dans votre démarche Qualiopi
La mise en conformité avec Qualiopi V10 peut demander du temps et de la rigueur. EasyAdmin vous guide pour structurer vos démarches et préparer sereinement votre audit grâce à notre accompagnement à la certification Qualiopi.
Pour vous aider à anticiper les nouvelles exigences, notre guide opérationnel de préparation à la certification Qualiopi a été mis à jour conformément au décret n° 2026-728 du 1er août 2026. Il vous aide à organiser vos démarches et à identifier les éléments à préparer pour votre audit.
Nous pouvons notamment vous aider à :
mettre à jour vos procédures et vos documents de preuve selon les nouvelles exigences ;
structurer vos indicateurs et votre système documentaire ;
préparer votre audit grâce à un audit blanc et une vérification des preuves à présenter ;
corriger les éventuelles non-conformités et mettre en place les actions adaptées.
Que vous prépariez votre certification ou que vous deviez faire évoluer vos pratiques pour la V10, nous vous aidons à avancer avec une démarche claire et adaptée à votre organisme.
Qualiopi V10 : ce qu’il faut retenir
La V10 du référentiel Qualiopi, applicable aux audits à partir du 1er novembre 2026, conserve les 7 critères mais passe de 32 à 33 indicateurs. Elle renforce notamment les exigences concernant la communication, les indicateurs de résultats, le suivi du distanciel, la sous-traitance et la prévention des violences. L’analyse des risques et l’évaluation des enseignements prennent également une place plus importante dans la démarche qualité. Pour faciliter cette mise en conformité, EasyAdmin propose un accompagnement dans la mise à jour des procédures, la préparation des preuves et la préparation à l’audit.
